

Prix immobiliers Montréal 2025 : vont‑ils continuer de grimper ?
Publié le 15 novembre 2025
On me pose la question chaque semaine : « Samantha, est‑ce que les prix à Montréal vont encore monter ? »
La réponse courte : oui… mais pas partout, ni au même rythme. En 2025, le marché immobilier Montréal ressemble moins à une autoroute qu’à un réseau de rues de quartier : certaines artères roulent vite, d’autres ralentissent, et il y a des sens uniques à ne pas manquer.
Ce qui tient les prix en haleine à Montréal
La première force, c’est l’inventaire. Quand peu de propriétés entrent sur le marché et que les acheteurs sont prêts, les prix immobiliers Montréal 2025 n’ont pas beaucoup de raisons de fléchir. Ajoute à ça l’accessibilité : dès que les taux se stabilisent (ou reculent un brin), des acheteurs redeviennent éligibles, les visites se remplissent et les offres reviennent.
Il y a aussi la vie urbaine. Montréal attire pour ses quartiers-villages et ses déplacements faciles : vivre près du métro ou du REM, d’une bonne école, d’un parc et d’une rue commerçante (Wellington, Mont‑Royal, Beaubien, Notre‑Dame O.) garde une valeur durable. Et pendant que les chantiers suivent leur propre tempo, la rareté de terrains sur l’île limite naturellement l’offre neuve, surtout là où tout le monde veut être… et ça ne fait pas baisser les prix.
Pourquoi certains segments plafonnent (et ce n’est pas dramatique)
À l’inverse, certains micro‑marchés respirent. Par exemple, des secteurs à forte densité de condos peuvent voir une stabilisation si plusieurs tours livrent en même temps ou si les copropriétés sont moins bien gérées. Ce n’est pas mauvais : un plateau permet aux acheteurs de faire des choix plus réfléchis (et aux vendeurs d’ajuster leur positionnement). Les plex restent désirés pour le revenu, mais leur performance dépend beaucoup des baux, de la qualité des travaux et de la conformité — c’est là que la valeur se joue, plus que dans les slogans.

Montréal, une mosaïque de micro‑marchés
Disons‑le : Montréal n’est pas un seul marché.
Dans Verdun et le Sud‑Ouest (Saint‑Henri, Pointe‑Saint‑Charles, Griffintown), l’équation « centre‑ville + berges + resto + métro » maintient la cadence quand l’inventaire est serré. Rosemont–La Petite‑Patrie et Villeray conservent une belle traction sur les plex et les unifamiliales près du métro — les ruelles vertes et les écoles, ça compte dans une décision.
Sur le Plateau–Mont‑Royal et Ville‑Marie, le condo est très granulaire : une copro bien gérée, rénovée et lumineuse ne se compare pas à un immeuble qui reporte ses travaux. Côté Ouest‑de‑l’Île (Pointe‑Claire, DDO, Kirkland), les familles cherchent de l’espace et des écoles, et les unifamiliales bien entretenues tiennent souvent très bien leur prix.
Acheter ou vendre en 2025 : ma méthode sans drama
Si tu achètes, commence par une préapprobation béton (c’est le passeport pour agir vite quand il le faut). Ensuite, raisonne par micro‑secteur : Villeray Est n’est pas Villeray Ouest.
En condo, lis les procès‑verbaux et le fonds de prévoyance avec autant d’attention (si ce n'est plus) que le plan du logement pour savoir où poser le canapé.
En plex, regarde les revenus, dépenses, baux et travaux : la rentabilité réelle influence la valeur autant que la brique.
Si tu vends, la clé, c’est le positionnement. Un prix d’affichage calé sur les comparables récents, une mise en marché impeccable (photos pro, plan d’étage, fiche claire) et un timing intelligent évitent de se battre contre la montre. Un bon produit, au bon prix, au bon endroit… part toujours plus vite — même dans un marché qui respire. Pas besoin de boule de cristal : un bon café et des comparables suffisent.
Conclusion : la tendance, sans boule de cristal
En novembre 2025, les prix des maisons Montréal gardent un biais haussier là où l’inventaire est maigre et la localisation forte. Ailleurs, on observe un plateau utile. La meilleure stratégie ? Penser quartier par quartier, et type par type. On ne pilote pas une ruelle de Rosemont comme un boulevard du Centre‑Ville, et c’est ce qui rend Montréal passionnante (et parfois un peu taquine).
Note pratico‑pratique : les chiffres varient chaque mois. Je mets à jour mon tableau Centris et mes signaux (MOI, délais de vente, ratio ventes/inscriptions) sur demande — histoire de valider noir sur blanc ce que l’on perçoit sur le terrain.
Et maintenant, on fait quoi ?
Je suis Samantha Lugassy, courtier immobilier résidentiel et commercial à Montréal (7 ans ici, soit 20 ans d’expérience avec mon passé d’agent immobilier en France), cheffe associée et membre de l’équipe des courtiers solidaires chez Via Capitale du Mont‑Royal.
Si tu veux un mini‑bilan personnalisé de ton secteur — Plateau, Rosemont, Villeray, Verdun, Sud‑Ouest, Ahuntsic, Ouest‑de‑l’Île — écris‑moi. On regarde tes comparables, ton horizon et ta stratégie… avec le sourire, sans le jargon inutile.
Crédit photos : Samantha Lugassy